NOS DOMAINES D’EXPERTISES • Biologie moléculaire

Le laboratoire a également acquis une expérience en biologie moléculaire et effectue depuis 1998 la recherche de Chlamydiae trachomatis (principale cause de MST en France) et de Nesseria gonorrhoeae (responsable de blennorragie) par PCR (Réaction de Polymérisation en Chaîne en temps réel).
L’augmentation de l’infection à Chlamydiae trachomatis est constante depuis 1997. Cette infection est asymptomatique (50% chez l’homme, 90% chez la femme) avec des complications (salpingites, stérilité, transmission HIV facilité…) ce qui renforce l’intérêt du dépistage systématique surtout dans la tranche d’âge de 15 à 24 ans.

Biologie Moléculaireautomate-light-cycler

La recherche de Chlamydia peut être complétée par une recherche par PCR de Mycoplasmes, une autre famille de bactéries intracellulaires responsables d’infections sexuellement transmissibles. Bien que cette bactérie soit parfois normalement présente dans le tractus uro-génital elle peut, dans certaines circonstances, être responsable chez la femme de vaginoses, de cervicites ou d’infections génitales hautes et chez l’homme et la femme être responsable d’urétrites. La technique très sensible et robuste de PCR permet ainsi de distinguer les bactéries pathogènes de celles dites commensales.

 

La biologie trouve aussi un grand intérêt dans l’aide au diagnostic des infections bactériennes et parasitaires intestinales. Au sein de notre laboratoire l’ensemble des coprocultures et parasitologies des selles sont ainsi passées au crible de la PCR pour identifier des bactéries difficiles à isoler en culture, identifier des toxines ou encore révéler la présence de parasites parfois présents en faible nombre.

 

Une autre application de la biologie moléculaire au sein de Médilys est la détection-quantification du virus de l’hépatite C (VHC). Le virus de l’hépatite C est responsable d’hépatites chroniques dans 75% des cas. Depuis une dizaine d’années il existe des antiviraux oraux à action directe qui ont transformé le pronostic de cette infection en permettant d’éliminer le virus. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a ainsi fixé pour objectif l’élimination de l’infection par VHC pour 2030. Cet objectif repose sur une prise en charge efficace du dépistage jusqu’au au suivi post-traitement. Notre technique permet de détecter des quantités très faible de virus et rend ainsi possible la confirmation de dépistage sérologique, le suivi de traitement et la confirmation des réponses virologiques soutenues (guérison virologique).

 

Enfin, nous avons mis en place la recherche par biologie moléculaire d’Herpes Simplex Virus (HSV1/2) responsables d’infections cutanéo-muqueuses caractérisées par des éruptions vésiculaires oro-génitales très contagieuses, et du paludisme, maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée dans le sang par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.